Toyota se donne les moyens de décupler la production de piles à combustible et de réservoirs d’hydrogène à l’horizon 2020

Toyota se donne les moyens de décupler la production de piles à combustible et de réservoirs d’hydrogène à l’horizon 2020

Vendredi 1 juin 2018

  • Construction sur le complexe de Honsha d’un nouveau bâtiment qui accueillera la fabrication de piles à combustible
  • Ajout d’une nouvelle ligne sur le site de Shimoyama, dédiée à la production en grande série de réservoirs d'hydrogène à haute pression
  • Extension des zones de commercialisation au Japon et dans le monde

Selon les prévisions de Toyota, ses ventes mondiales de véhicules à pile à combustible hydrogène (PAC) devraient augmenter sensiblement après 2020 pour passer des quelque 3 000 unités actuelles à 30 000 au moins par an. Pour se préparer à cet essor, l’entreprise vient de dévoiler ses projets concernant deux établissements : à proximité de l’usine automobile historique, la construction d’un nouveau bâtiment qui permettra d’augmenter la production de piles à combustible et, dans un bâtiment existant d’un autre site, l’ajout d’une ligne de fabrication de réservoirs d’hydrogène à haute pression. Sur un véhicule à PAC, cette pile est l’élément qui produit à partir d’hydrogène et d’oxygène l’électricité nécessaire à la propulsion, tandis que les réservoirs stockent le combustible H2. Il est primordial de pouvoir fabriquer ces deux composants en grande série pour abaisser les coûts et satisfaire l’accroissement futur des ventes de ces véhicules.

Extension des moyens de production

Pour augmenter sa production de piles à combustible, installée actuellement dans l’un des bâtiments du complexe de Honsha à Toyota City, Toyota la déménagera dans un bâtiment high-tech de huit niveaux nouvellement construit sur le même site, près de la toute première usine automobile de l’entreprise inaugurée en 1938.

Quant à la production de réservoirs d’hydrogène à haute pression, elle s’effectuera sur une nouvelle ligne spécifique, dans le bâtiment n° 3 du site de production de Shimoyama, à Miyoshi City (Préfecture d’Aichi). Jusqu’à présent, ces réservoirs étaient assemblés en petite série à Honsha. Réalisés en fibre de carbone extrêmement épaisse, ils sont conçus pour résister à des impacts très violents.

 

Présentation synthétique des nouvelles installations

 

Production de piles à combustible

Ligne de réservoirsH2 haute pression

Implantation

Nouveau bâtiment sur le complexe de Honsha

Bâtiment n° 3 du site de Shimoyama

Fabrication

Piles à combustible

Réservoirs d'hydrogène à haute pression

Superficie

70 000 m2 environ (superficie totale de plancher sur 8 niveaux)

15 000 m2 environ

Ces nouvelles installations devraient permettre une réduction considérable du CO2 émis lors de la fabrication, ce qui constitue précisément le Défi n° 3 Tendre vers zéro émission de CO2 pour les sites de production du Toyota Environmental Challenge 2050 annoncé en octobre 2015.

La construction à Shimoyama de la nouvelle ligne de réservoirs d’hydrogène vient de débuter. Concernant le nouveau bâtiment, l’extérieur est déjà terminé et les aménagements intérieurs vont commencer. De plus amples informations seront fournies ultérieurement, le démarrage de la production étant prévu vers 2020.

Extension géographique des ventes de véhicules à PAC

La technologie des piles à hydrogène est parvenue à maturité et prête à passer à l’échelle supérieure. Toyota en est devenu le porte-drapeau en commercialisant la première berline de série à PAC, la Mirai, en décembre 2014. La production et les ventes n’ont cessé de progresser, passant des 700 unités de 2015 à 2 000 en 2016, puis environ 3 000 en 2017. Toutefois, si l’on veut que ce type de véhicules propres se généralise, ils devront se démocratiser dès le début de la décennie 2020 : à partir de là, Toyota espère en vendre 30 000 par an dans le monde.

Pour l’heure, la Mirai est commercialisée dans onze pays : le Japon, les États-Unis et neuf pays européens. Toyota s’organise actuellement pour élargir la zone géographique de vente des véhicules à PAC. Dans cette optique, la Mirai fait l’objet d’essais de démonstration en Australie, au Canada, en Chine et dans les E.A.U. Toyota analyse la demande de véhicules à hydrogène, tout en continuant d’appuyer les initiatives de développement d'une infrastructure H2.

Sur le marché japonais, l’entreprise compte atteindre les 1 000 véhicules à PAC par mois et plus de 10 000 par an à compter de 2020. À l’intérieur même du Japon, la commercialisation sera élargie au-delà des quatre grandes zones métropolitaines actuelles, pour offrir au plus grand nombre la possibilité de profiter de la Mirai.

S’agissant des utilitaires, Toyota vend depuis février 2017 des bus à PAC au Gouvernement métropolitain de Tokyo et a lancé en 2018 la version définitive, le Sora, avec trois exemplaires supplémentaires. Le nombre de ces bus en circulation devrait prochainement dépasser la centaine, en prévision des Jeux olympiques et paralympiques de 2020.

À l’avenir, Toyota compte étoffer sa gamme de véhicules à PAC tout en renforçant leurs atouts et en s’efforçant d’abaisser les coûts. En partenariat avec le Groupe Toyota et d’autres sociétés, il continuera aussi de s’investir dans le développement d’une infrastructure de stations-service et d’une filière hydrogène bas-carbone – une liste non exhaustive d'initiatives qui visent à favoriser l’avènement d’une société de l’hydrogène.

 

 

 

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